La Commission d’enquête sur l’enrôlement des jeunes Tunisiens dans le terrorisme a posé, lors d’une séance d’audition, une série de questions à l’actuel ministre de l’Intérieur.

M. Sahbi ben Fredj, député du bloc « Al-horaa », a publié sur Facebook une grande partie de ces questions :

1) Quel était le rôle de l’Ambassade de Tunisie en Libye lors de la vague de recrutement des jeunes pour le djihad ? Où sont les rapports de l’attaché sécuritaire de l’ambassade ?

2) Informerez-vous la commission spécialisée de l’inventaire de toutes les interventions réalisées pour accélérer les procédures de l’obtention des passeports pour les terroristes ?

3) Il y avait une enquête administrative et sécuritaire au sein de l’inspection générale du ministère de l’Intérieur concernant les passeports des terroristes. Où sont les résultats de cette inspection ?
Quelles sont les mesures prises à l’encontre de ceux qui se sont avérés impliqués ?

4) L’officier accusé d’avoir fourni un passeport à la femme du dangereux terroriste Kamel Zarrouk n’a été puni que d’une suspension d’une semaine, pourquoi ?

5) Où est la liste des associations impliquées dans le recrutements des jeunes ? Y a-t-il une enquête sur leurs financements ? Ont-elles été dissoutes ?

6) Qui sont les gens qui ont financé le recrutement des jeunes ? Ont-ils été traduit devant la justice selon la loi relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent ?

7) Quelles sont les mosquées les plus impliquées dans ce recrutement ? Qui sont les Imams ? Les associations qui gèrent ces mosquées ?

Selon la même source, le ministre a répondu oralement à certaines de ces questions et a demandé un délai pour répondre par écrit à d’autres. Notons que sous la coupole de l’ARP le ministre a relayé quelques informations selon lesquelles 96 % des terroristes en question sont des hommes âgés entre 24 et 35 ans. Selon lui, 800 sont déjà revenus en Tunisie dont 190 sont actuellement en prison, 37 en liberté conditionnelle et les autres sous surveillance quotidienne.

De son côté, M. Ilyes Halfaoui, directeur de l’Unité nationale d’investigation sur les crimes terroristes a déclaré, lors de la même séance que deux associations (Al Badela à Bizerte et l’Association de l’entraide islamique à Ben Guerdane) présidées par un individu se trouvant actuellement en Libye, ont financé les cellules d’envoi de jeunes dans les zones de tensions.

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