Le président Macron a reçu, le 11 décembre 2017, au Palais de l’Élysée , le président Béji Caïd Essebsi. Un accueil chaleureux, mais si les présidents passent, les erreurs, elles, demeurent.

Lors de la conférence de presse conjointe des deux présidents, sur le pupitre de Essebsi, la plaque commémorative indique la date en chiffres indiens. Or, si ces chiffres sont utilisés dans les pays du Golfe, ils ne l’ont jamais été en Tunisie qui utilise depuis au moins le 7e siècle, les chiffres dits « arabes », les mêmes qui se sont imposés depuis des siècles en Occident. D’ailleurs, selon certains chercheurs, ces chiffres seraient carrément d’origine berbère, donc tunisiens par essence…

Utiliser les chiffres indiens à la place des chiffres arabes pour un pays que la France connaît si bien, est assez inepte.

Le hic c’est que ce n’est pas la première fois, ce qui signifie que les deux protocoles, français et tunisien, n’ont jamais remarqué l’erreur, ce qui dénote d’un sens de l’observation – faisons fi d’un jugement sur la culture de nos sommité protocolaires – sérieusement limité.

Ci-dessous, la même erreur, avec François Hollande, puis, encore la même lors d’une rencontre Hollande-Youssef Chahed.

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