Ce texte montre comment l’image universellement connue de Didon, amoureuse tragique d’Énée, résulte d’une construction littéraire romaine imposée par Virgile, et non d’un héritage historique fiable. En s’appuyant sur les sources grecques anciennes, notamment Timée et Justin, l’auteur restitue la figure d’Élissa comme reine politique, stratège et fondatrice de Carthage, porteuse d’un destin radicalement différent de celui façonné par la propagande augustéenne.
L’histoire de Didon telle que nous la connaissons aujourd’hui est presque entièrement fondée sur une invention, née sous la plume de Virgile et imposée politiquement par l’empereur Auguste.
Or, cette version romaine n’a aucun fondement historique.
Pour comprendre cette manipulation, il faut distinguer deux récits, totalement opposés.
Didon

