Réseaux sociaux, émissions-débats de la télévision publique et quotidiens se sont enflammés en Égypte suite aux révélations selon lesquelles le président du Parlement et ses deux adjoints ont acquis des voitures pour des prix faramineux. La voiture du président du Parlement aurait coûté plus de 950 000 dinars tunisiens, et celles de ses adjoints environ 680 000 dinars tunisiens chacune. Le Parlement a justifié, par voie de communiqué que pour des raisons de sécurité, les politiciens avaient besoin de véhicules blindés, d’où la facture élevée.

Le scandale survient très peu de temps après que le président Abdel-Fattah Sissi ait prévenu que l’Égypte est « pauvre, très, très pauvre ». Le pays est encore sous le choc de mesures d’austérité qui ont fait exploser les prix et qui compliquent la survie au quotidien de millions d’Égyptiens. Même la popularité dont jouit le président Abdel-Fattah Sissi, depuis qu’un mouvement national soutenu par l’armée a évincé le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, semble s’effriter. La colère de la population est d’autant plus vive que ses dirigeants lui demandent constamment de se serrer la ceinture pour traverser la pire crise économique qui a frappé le pays en plusieurs décennies.

Le tiers des 92 millions d’habitants du pays disposent de moins de 4,5 dinars par jour pour subvenir à leurs besoins, soit le seuil de pauvreté tracé par l’ONU. L’inflation de base a bondi à environ 26 % en décembre.

Mohammed Anouar el-Sadate, le député qui aurait questionné publiquement le président du Parlement sur les voitures de luxe aurait été envoyé devant un comité éthique parlementaire, ce qui a attisé encore davantage la fureur populaire.

 

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