Elor Azaria, le lâche assassin d’un homme blessé couché à terre, a été élevé au rang de héros en Israèl, salué par le chef du gouvernement et le ministre de la défense.

Elor Azaria, un soldat franco-israélien a été condamné mardi à dix-huit mois de prison pour avoir, en mars 2016, achevé au sol un Palestinien blessé.

Âgé d’une vingtaine d’années, sourire en coin, Azaria est l’un de ces nombreux soldats ordinaires qui peuplent les rangs de l’armée d’Israèl. Il est devenu un héros pour le meurtre qu’il a perpétré sans savoir qu’une caméra de l’ONG B’Tselem le filmait.
Dans n’importe quel pays du monde, le comportement du Franco-Israélien aurait déclenché un scandale. Mais pas en Israël, où Benyamin Nétanyahou s’est empressé de téléphoner aux parents du tueur pour leur exprimer sa compassion après qu’une enquête eut été ouverte. On a même vu le futur ministre de la Défense Avigdor Lieberman donner l’accolade au soldat lors de la première audience de son procès.
Certes, en mars 2016, des voix se sont élevées pour exiger des sanctions. Mais dans l’ensemble, le peuple ne comprend pas pourquoi la justice militaire en veut à ce bon petit gars «qui ne fait que son devoir». Etonnant dans un pays qui se veut «la seule démocratie du Proche-Orient» ? En fait, ce manque d’empathie est le résultat de cinquante ans d’occupation des Territoires palestiniens par Israël. Durant lesquels les Israéliens ont appris à tellement mépriser les Palestiniens qu’une partie d’entre eux en est arrivée à trouver normal de leur tirer une balle dans la tête lorsqu’ils sont au sol.

Lors d’une manifestation pour demander la libération de l’assassin, une femme expose sa pancarte : « tuez-les tous », à propos des Palestiniens.

D’après Nissim Behar Correspondant du quotidien Libération à Tel-Aviv

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