Le président de la Cour des Comptes, Monsieur Nejib Guetari a indiqué sur Shems FM ce mardi 25 décembre 2018, que pour le dossier de Tunisair, la Cour a eu recours à des juges multidisciplinaires dont des « ingénieurs et des informaticiens ». Il a ajouté que la Cour des Comptes s’est entretenue avec des spécialistes, examiné les lettres officielles écrites par les pilotes, envoyées à la direction générale de Tunisair et restées sans effet.

En résumé, 42 pannes techniques enregistrées sur des avions ne les ont pas empêché de décoller.

Selon M. Guetari, le rôle de la Cour des Comptes est « d’attirer l’attention des responsables concernés sur ces infractions sérieuses afin de prendre les mesures nécessaires pour remédier à ces problèmes ».

Côté Tunisair, le patron tient un double langage « on est en train de considérer Tunisair comme une société de louages » a-t-il déclaré, affirmant que cette situation est le résultat d’un cumul de problèmes depuis les années 60. Pourtant, il y a quelques années, Tunisair dégageait des centaines de millions de dinars de bénéfices. Il a également déclaré que « n’importe quel PDG (de compagnie aérienne) peut acquérir ce qu’il veut, or ce n’est pas mon cas, avant nous achetions des avions, aujourd’hui nous nous limitons aux locations », drôle de déclaration quand on sait que le déficit cumulé de Tunisair sera proche cette année de mille milliards.

Revenant sur les accusations de la Cour des Comptes, Mnakbi a affirmé  « Nous respectons la Cour des Comptes et nous avons agi d’une manière transparente en collaborant avec ses agents, mais il y a des questions techniques, que nous maîtrisons puisque nous sommes hautement qualifiés. La sécurité est une ligne rouge pour la compagnie », en clair, il affirme que la Cour des Comptes n’a pas la technicité pour parler de la sécurité des vols, ce que vient de démentir son président M. Guetari.

Langage de sourds, espérons que la réaction immédiate du nouveau ministre du Transport, Monsieur Hichem Ben Ahmed apportera la lumière sur cette affaire gravissime.

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