L’Université McGill, à Montréal, tend la main aux étudiants et aux professeurs originaires de sept pays – Iran, Iraq, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen – touchés par un décret du président américain Donald Trump qui avait pour but d’interdire à leurs ressortissants d’entrer aux États-Unis. L’université québécoise allonge les délais d’inscription à certains programmes d’études pour permettre aux étudiants de ces pays de s’inscrire. Les frais de traitement des demandes d’admission pour 2017 et 2018 seront remboursés.
L’Université Memorial de Terre-Neuve a, quant à elle, aboli les frais d’inscription pour les étudiants des sept pays visés par le décret et a indiqué avoir reçu un nombre important de demandes d’information sur ses programmes.

Un fonds d’aide financière

Afin de compenser les coûts imprévus entraînés par la modification de leur parcours universitaire, McGill annonce du même coup qu’elle mettra sur pied un fonds d’aide financière à l’intention de ses étudiants récemment admis, originaires de ces sept pays. Quant aux étudiants et aux professeurs de McGill qui n’ont pu se rendre à des conférences ou à d’autres activités universitaires en raison du décret, lorsqu’il était en vigueur, ils pourront recevoir une indemnisation, par exemple, pour le coût des billets d’avion devenus inutilisables ou pour les frais de colloques.

McGill dit vouloir mettre en place des accords d’échanges temporaires pour les étudiants qui ne pourront entrer sur le sol américain. Et si des professeurs de McGill veulent accueillir dans leur faculté des collègues interdits d’accès aux États-Unis, ils pourront obtenir une aide financière, par exemple, pour leur installer un bureau.

Le regroupement des universités canadiennes avait déjà exprimé son inquiétude la semaine dernière à propos de ce décret américain, dans une déclaration qui avait reçu notamment l’appui de McGill.

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