Ce texte montre comment l’image universellement connue de Didon, amoureuse tragique d’Énée, résulte d’une construction littéraire romaine imposée par Virgile, et non d’un héritage historique fiable. En s’appuyant sur les sources grecques anciennes, notamment Timée et Justin, l’auteur restitue la figure d’Élissa comme reine politique, stratège et fondatrice de Carthage, porteuse d’un destin radicalement différent de celui façonné par la propagande augustéenne.
L’histoire de Didon telle que nous la connaissons aujourd’hui est presque entièrement fondée sur une invention, née sous la plume de Virgile et imposée politiquement par l’empereur Auguste.
Or, cette version romaine n’a aucun fondement historique.
Pour comprendre cette manipulation, il faut distinguer deux récits, totalement opposés.
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Ce texte montre comment Hannibal mobilise la figure d’Héraklès, héros grec et phénicien assimilé à Melqart, pour donner à son expédition contre Rome une dimension divine et héroïque. En se présentant comme l’héritier d’un civilisateur vainqueur de monstres et d’obstacles, Hannibal transforme sa campagne militaire en épopée légitimée par la mythologie, destinée à galvaniser ses troupes, séduire le monde grec et affaiblir symboliquement la prétention romaine à l’hégémonie.
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NOTE DE LECTURE “La perception de la religion punique dans la littérature latine” est une thèse doctorale rédigée par Mme Nadia Ben Ali Ghrandi . Ce travail se concentre sur la manière dont la religion des Carthaginois a été perçue et représentée dans la littérature romaine, en particulier en mettant en lumière la vision négative […]
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Au delà d'une désinformation destinée à contrer l'humiliation subie, c'est surtout la vision fédéraliste de Carthage, défendue avec vigueur par Hannibal, que Rome, à l'aube de sa domination sur le monde, se devait d'occulter car elle contenait les ferments d'une redoutable opposition à son impérialisme.







