Inflation, Dette, Évolution du dinar, Importations/PIB, quelles sont les performances des différents gouvernements depuis 2011? Tableaux.

2019 sera une année électorale pleine d’incertitudes pour les électeurs tunisiens. Les militants des partis eux mêmes sont en grande crise de confiance par rapport à leurs partis comme l’ont démontré les élections municipales qui ont vu une abstention record pour des élections qui, par leur proximité, affichent normalement les meilleurs taux de participation dans le monde.

Mais au delà de l’abstention, les résultats sont parlants, Nida a perdu 3/4 de ses électeurs, Ennahdha les 2/3, et les nouveaux venus, les Indépendants, qui ne forment pas un bloc, mais dont nous pouvons aisément mesurer les résultats, ont raflé la mise avec plus de 36% des voix, ce qui prouve que les Tunisiens, désabusés par les « professionnels » de la politique, cherchent des solutions ailleurs.

La Nation a décidé de revenir sur les différents bilans gouvernementaux à travers les chiffres.

Comme les faits, les chiffres sont têtus. En politique, ils restent la référence suprême pour juger de l’efficacité de tel ou tel gouvernement.

Habituellement, les mauvais gouvernements ont tendance à déclarer qu’ils ont hérité d’une situation difficile. Concernant la Tunisie, tous ont finis par le dire, ce qui les met à égalité. Mais cette égalité est-elle réelle par rapport à la situation dans laquelle chaque gouvernement a trouvé le pays à son arrivée aux affaires?

Les gouvernements sur un pied d’égalité

Si les premiers gouvernements depuis le 14 janvier ont hérité d’une économie encore viable, ils ont par contre subi, jusqu’à fin 2013, une situation socio politique très difficile; alors qu’à partir de 2014, la situation générale du pays s’est quelque peu stabilisée, ce qui l’a rendu propice à une reprise économique qui finalement n’a jamais eu lieu.

Ainsi, tous les gouvernements peuvent être mis sur un pied d’égalité. La vérité est ailleurs. Les gouvernements ont été incapables de communiquer ni d’appliquer des réformes pourtant prêtes, ni d’assurer une reprise économique alors que les projets étaient également prêts. Les vieux réflexes qui ont fait le malheur de la Tunisie sont demeurés. Clientélisme, influence sur les médias, copinage, absence de projets, d’idées, de vision…

Ces données mettent les différents gouvernements à égalité, ce qui nous permet de mieux saisir le degrés d’inefficacité des uns et des autres.

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