Maya Jribi nous a quitté aujourd’hui des suites d’une longue maladie. Sa sincérité, son engagement politique et ses qualités humaines touchaient tout le monde.

De père originaire de Tataouine, de mère Algérienne, Maya est née à Bouarada en 1960, elle suit des études à Radès puis à la faculté des sciences de Sfax où elle milite au sein de l’Union générale des étudiants de Tunisie ; elle adhère à la section sfaxienne de la Ligue tunisienne des droits de l’homme au début des années 1980 et  collabore à l’hebdomadaire indépendant Erraï (L’Opinion), puis à Al Mawkif.

Au début des années 1980, elle est membre du groupe d’études sur la condition féminine du Club culturel Tahar-Haddad et participe à l’Association tunisienne de lutte contre le cancer. Elle participe à la fondation de l’Association de recherches sur les femmes et le développement. Elle dira plus tard : « J’ai participé à des activités sociales souvent informelles et à la mise en place de projets à caractère social comme celui d’aide aux femmes démunies de Mellassine ».

Carrière politique

De retour à Tunis en 1983, elle participe à la création du Rassemblement socialiste progressiste (RSP) fondé Néjib Chebbi ; le RSP est devenu en 2001 le Parti démocrate progressiste (PDP). En 1986, elle devient l’une des rares femmes membre du bureau politique du parti.

De 1986 à 1991, elle est responsable à l’Unicef . En 1996, elle devient chargée d’études à l’Institut Laamouri, un bureau d’études et de marketing, où elle devient directrice générale et spécialiste en études qualitatives en 2001.

Secrétaire générale du PDP

Le 25 décembre 2006, elle est élue à la tête du PDP, succédant ainsi à Chebbi qu’elle présente comme son « compagnon de route ». Elle devient ainsi la première femme à diriger un parti politique tunisien et la deuxième au Maghreb à la tête d’un parti composé majoritairement d’hommes, après l’Algérienne Louisa Hanoune.

Jribi et Chebbi suivent du 1er octobre au 20 octobre 2007 une grève de la faim pour protester contre la décision judiciaire prise le 1er octobre d’expulser leur parti des locaux qu’il occupe au centre de Tunis.

Un compromis est finalement trouvé avec le propriétaire qui abandonne les poursuites en contrepartie d’un nouveau contrat de bail, lui qui avait jugé abusive l’utilisation des locaux qu’il loue au journal Al Mawkif, mais qui servent en fait de siège au PDP. Lors de cette grève de la faim, elle se trouve très affaiblie et souffre de « graves désordres biologiques ».

Parlementaire

Le 23 octobre 2011, elle est élue membre de l’assemblée constituante dans la circonscription de Ben Arous. Elle présente sa candidature à la présidence de l’assemblée constituante le 22 novembre ; elle est cependant vaincue par le secrétaire général d’Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, qui est élu par 145 voix contre 68 en sa faveur.

Secrétaire générale d’Al Joumhouri

À la suite de l’annonce de la fusion du Parti démocrate progressiste, avec notamment Afek Tounes et le Parti républicain, elle est élue, le 9 avril 2012, comme secrétaire générale de la nouvelle formation dénommée «Al Joumhouri» lors du cinquième et dernier congrès du PDP.

À l’occasion de l’ouverture du congrès d’Al Jomhouri, qui s’ouvre le 3 février 2017, elle annonce son retrait du secrétariat général du parti.

(D’après Wikipédia)

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