Dans une série de photographies prises lors du lancement de son dernier missile, mardi 29 août, Kim Jong-Un assiste au décollage du missile dans un énorme et très long fou-rire. Mais là n’est pas l’intérêt de la photographie. Tout l’intérêt réside dans une carte géographique posée sur son bureau de façon très visible. Or, en observant cette carte, on s’aperçoit que le point de chute du missile y est déjà noté, ce qui veut dire que la trajectoire et surtout la chute du missile que Kim Jong-Un voit décoller, sont parfaitement prévus, ce qui signifie qu’il ne s’agit plus d’un test, mais bien d’un tir parfaitement planifié. Or cette possibilité change tout, d’où la véritable raison du rire de Kim Jong-Un.

Dans une série de photographies prises lors du lancement, mardi 29 août, du dernier missile nord coréen, le dictateur nord coréen Kim Jong-Un envoie un message codé contenant un avertissement aux généraux US.

Officiellement, selon les militaires de l’Otan, le missile, tiré vers l’est, a survolé l’île japonaise d’Hokaïdo avant d’aller s’abîmer en mer à 2 700 kilomètres des côtes nord-coréennes.

Sauf que la portée et la précision des missiles nord-coréens sont l’objet d’énormes spéculations. La question essentielle est bien sûr:« est ce que les missiles nord coréens peuvent atteindre le territoires des USA ». Aucun tir n’a confirmé une portée susceptible d’atteindre la côte ouest des USA qui est à plus de 9000 km de Pyongyang. Mais les USA disposent, dans le Pacifique, de nombreuses bases militaires et de territoires bien moins éloignés, comme la fameuse île de Guam que Kim Jong-Un a menacé de frapper.

Or Guam se trouve à 3400km de la Corée du Nord, et le dernier missile s’est écrasé après avoir parcouru 2700km.
Toute la question est de savoir si le missile pouvait aller plus loin ou si c’est là sa portée maximale.

C’est là que les photographies de Kim Jong-Un prennent toute leur importance car  avec une simulation réalisée sur Google Earth à partir de la carte photographiée sur le bureau du dictateur, on découvre que la distance parcourue par le missile est exactement celle figurant sur la carte – avant le décollage du missile -. Ce qui signifie que le missile a atteint, avec une grande précision, son objectif, mais aussi que la portée du missile que Pyongyang voulait montrer aux généraux US est bridée, donc que le missile pouvait très probablement aller plus loin. Plus loin de combien? De 100 km ou des 700 km nécessaires pour aller jusqu’à Guam?

Parions que les généraux US sont entièrement penchés, en ce moment même, sur cette question. Une chose est sûre, les USA ne prendront désormais plus le risque, sans réfléchir aux conséquences, d’attaquer la Corée du Nord. Pour le fun, Trump a répondu à l’attaque en ces termes : « Toutes les options sont sur la table ». Parle-t-il de la table sur laquelle se trouve la carte? Le message est certainement reçu.

Les autres photos de la carte figurant sur le bureau de Kim Jong-Un

Tout est fait pour que la carte soit bien visible: la première photographie est la plus importante car elle est prise avec, au second plan le missile au décollage, et en premier plan Kim Jong-Un et la carte, bien visible car nous remarquons que le photographe a bien fait attention pour la faire figurer sur la photo avec une excellente lumière.

 


En rouge, le lieu d’impact à 2700km de Pyongyang

Notes sur la portée des missiles Nord Coréens.

Selon des sources militaires sud-coréennes et japonaises, le missile balistique intercontinental de moyenne portée serait un Hwasong-12 (parfois dénommé KN-17), capable de parcourir une distance de 5000 kilomètres, bien au-delà de l’île de Guam, l’avant-poste de l’armée américaine situé à 3400 kilomètres de la péninsule coréenne. Les 8 et 9 août, Pyongyang avait menacé de tirer quatre missiles près du territoire américain où sont stationnés 7000 soldats et travailleurs. Il vient de montrer clairement qu’il ne mentait pas.

Depuis plusieurs mois, le régime de Kim Jong-un cherche à acquérir la maîtrise balistique et surtout la capacité de ses engins à sortir et à revenir dans l’atmosphère pour aller frapper leur cible. Au printemps, les experts avançaient que le régime avait encore besoin d’au moins deux ans pour y parvenir. Ils estiment dorénavant que dans les six prochains mois, le Nord serait en mesure de réaliser un tir de missile balistique intercontinental (ICBM). Kim Jong-un s’active : il a tiré 17 engins depuis le début de l’année, alors que son père en avait lancé 16 durant ses 17 années à la tête de la République populaire de Corée. L’année dernière, le dernier rejeton de la dynastie des Kim avait procédé à 24 lancements et testé deux bombes nucléaires. L’atome, l’autre clé de survie du régime.

 

 

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