Un groupe terroriste proche d’AQMI a attaqué dimanche 8 juillet une patrouille de la Garde Nationale près du poste frontière de Ghardimaou, faisant 6 victimes. C’est l’attaque la plus meurtrière depuis l’attentat de 2015 contre la Garde Présidentielle et qui avait fait 12 victimes.

L’attaque, revendiquée par le groupe terroriste Okba Ibn Nafaa, proche d’AQMI, a fait 6 victimes. Elle survient alors que les Tunisiens s’attendaient à une saison touristique «record» pour redresser une économie en grosses difficultés.

Six Gardes Nationaux au moins ont été tués, dimanche matin, après une embuscade tendue par des terroristes contre le poste frontalier de Ghardimaou, dans le Gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), lieu de passage de nombreux touristes Algériens.

L’attaque visait une patrouille de la garde nationale tunisienne qui était stationnée près du poste frontière lorsqu’elle a été ciblée par une bombe artisanale. Selon l’agence TAP, le bilan fait état de 6 morts, dont le chef du poste frontalier, alors que plusieurs blessés ont été transportés en urgence à l’hôpital régional de Jendouba.

Peu de détails ont filtré sur le déroulement de l’opération. Des renseignements non confirmés ont fait état de l’utilisation d’explosifs contre deux voitures appartenant à la Garde Nationale, suivie par un échange de coups de feu entre les terroristes et les agents de la sécurité, au niveau du poste frontalier attaqué.

L’attaque a été revendiquée par le groupe terroriste Katiba Uqba Ibn Nafaa, proche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).

Il s’agit de l’attentat terroriste le plus meurtrier, en Tunisie, depuis l’attaque d’un bus de la Garde Présidentielle, en novembre 2015 à Tunis, et qui a fait une douzaine de victimes. Cette année-là, la Tunisie avait subi 2 autres attaques majeures, l’une contre le musée national du Bardo, le 18 mars, à Tunis, et la deuxième le 21 juin dans la station balnéaire de Sousse. Ces deux attaques avaient fait plus de 50 morts, principalement des touristes.

Depuis, la Sureté Nationale, profondément remaniée, avait réussi à stopper l’hémorragie, sauf que depuis 2017, une cabale contre les nouveaux responsables sécuritaires a été initiée par le chef du gouvernement Youssef Chahed qui a été jusqu’à limoger son propre ministre de l’Intérieur avant d’opérer une centaine de limogeages à la tête de l’appareil sécuritaire. Limogeages qui ont touché de plein fouet la Garde Nationale, grande victime de cette nouvelle attaque terroriste.

Il faut noter que depuis 2011, les tentatives des différents pouvoirs de soumettre à leurs désidératas la sureté nationale ont eu des conséquences très néfastes sur l’appareil sécuritaire. La leçon n’a apparemment pas été retenue et les groupes terroristes, très actifs, profitent des périodes d’instabilité sécuritaire pour frapper les forces armées.

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