La 21e Coupe du monde de football se tiendra en Russie du 14 juin au 15 juillet, la Tunisie est dans le groupe G avec l’Angleterre, la Belgique et le Panama.

C’est la 4e participation de la Tunisie en tournoi final de la coupe du monde. (1978, 1998 et 2002, 2018) mais la première reste de loin la meilleure car non seulement il y avait à l’époque un seul qualifié africain (aujourd’hui 5) mais en plus, dans le tournoi final, la Tunisie a raté de très peu la qualification au second tour. Elle avait battu le Mexique, perdu contre la Pologne et fait match nul contre le tenant du titre de l’époque, l’Allemagne.
Les joueurs de l’équipe de Tunisie de 1978 sont tous entrés dans la légende.

La Tunisie

Le sélectionneur, Nabil Maâloul, est connu pour son sérieux, mais le dernier match de qualification a été médiocre et a jeté le doute sur la capacité de l’équipe de Tunisie de briller durant le mondial.
Le tirage au sort s’est révélé assez cruel. Les trois adversaires de la Tunisie sont solides. Même le Panama, très peu connu par les spécialistes, a connu une excellente progression ces dernières années et ne saurait jouer le rôle de faire valoir.
Cependant, le football n’a jamais connu de loi, « la balle est ronde », comme disent les Tunisiens, sa trajectoire est donc aléatoire.

Equipe-type probable. Mathlouthi – Maaloul, Abdennour, Yacoubi- Sassi, Ben Amor, Khazri- Sliti, Khenissi, Msakni,

Joueurs à suivre. Youssef Msakni (Lekhwiya SC, Qatar)

Qualifications. Bousculée par la République Démocratique du Congo, la Tunisie a assuré sa qualification lors du dernier match en obtenant le nul à domicile face à la Libye (0-0).

Ambitions. Outsiders par excellence, les Aigles de Carthage forment un groupe homogène. Douze ans après sa dernière apparition en Coupe du monde, la Tunisie devra néanmoins gommer ses trous d’air récurrents en pleine rencontre si elle veut sortir des poules. Ou même tout simplement débloquer son compteur de victoires, figé à une depuis 1978 et la première victoire d’une sélection africaine (3-1). C’était face au Mexique.

Revue des 3 adversaires:

L’Angleterre

Classement Fifa. 15e.

Palmarès. Un titre en 1966 (en 14 participations).

Sélectionneur. Gareth Southgate (depuis 2016).

Equipe-type probable. Hart – Walker, Cahill, Stones, Bertrand – Sterling, Henderson, Dier, Alli, Oxlade-Chamberlain – Kane.

Joueurs à suivre. Harry Kane (Tottenham), Dele Alli (Tottenham).

Qualifications. L’Angleterre n’a pas laissé d’espoir à la Slovaquie et à l’Ecosse. Les Three Lions ont fini à la première place de leur groupe avec huit points d’avance et aucune défaite au compteur. Ils ont peu marqué de buts (18) mais en ont encaissé également très peu (trois).

Tunisie-Angleterre.

Un match extrêmement difficile, l’Angleterre a connu une période de vaches maigres mais c’est terminé, la nouvelle équipe se perfectionne match après match, si sa ligne d’attaque n’est pas exceptionnelle, sa défense est solide. Par contre, il s’agit de deux footballs très différents. L’Angleterre joue un football spectaculaire pourvu de panache, la Tunisie est bien moins spectaculaire mais très opportuniste. Une Tunisie en forme pourrait arracher un nul.

La Belgique

Classement Fifa. 5e.

Meilleure performance. Demi-finale en 1986 (en 12 participations).

Sélectionneur. Roberto Martinez (depuis 2016).

Equipe-type probable. Courtois – Alderweireld, Kompany, Vertonghen – Meunier, De Bruyne, Witsel, Chadli – Mertens, Hazard, Lukaku.

Joueurs à suivre. Eden Hazard (Chelsea), Kevin De Bruyne (Manchester City), Thomas Meunier (PSG).

Qualifications. Neuf victoires pour un nul. Les Diables Rouges n’ont pas eu trop de mal à finir en tête de leur groupe, larguant la Grèce et la Bosnie-et-Herzégovine à neuf et 11 points. Ils n’ont pas séduit par la qualité de leur jeu mais la faiblesse de la concurrence leur a permis de tester plusieurs formules.

Tunisie-Belgique.

C’est certainement le match le plus difficile pour la Tunisie. La Belgique a un nouveau staff (Martinez à la barre, avec Thierry Henry en adjoint notamment), une grande expérience, et de nombreux joueurs impressionnants. Tous les départements de jeu sont parfaitement pourvus de joueurs évoluant parmi les plus grands. Un nul serait miraculeux

 Panama

Classement Fifa. 56e

Première participation en 2018

Sélectionneur. Hernán Darío Gómez

Equipe-type probable. Penedo – Escobar, Torres, Ovalle, Machado- Godoy, Gomez, Quintero, Barcenas – Perez, Torres

Joueurs à suivre. Blas Perez (Vancouver Whitecaps, Canada), Luis Tejada (Juan Aurich, Pérou)

Qualifications. Personne n’attendait les Panaméens à ce niveau. Leur présence fait jaser les Etats-Unis. Quatrième de son groupe avant la dernière journée, le Panama s’est qualifié miraculeusement grâce à un but imaginaire inscrit face au Costa Rica (2-1) au terme d’un cafouillage dans la surface. Cette victoire conjuguée à la défaite surprise des Américains, et il n’en fallait pas plus pour écrire l’histoire, le 10 octobre 2017.

Ambitions. Les premières réactions des Tunisiens dévoilent une méconnaissance du Panama qui,  depuis février 2014, a comme sélectionneur le Colombien Hernán Darío Gómez. Depuis, le Panama a fait du chemin, c’est une équipe homogène, elle a été 3e de la Copa Centroamericana 2014, les Panaméens se qualifient pour la Gold Cup 2015. Après quatre matchs nuls consécutifs, ils se hissent en demi-finales du tournoi et affrontent le Mexique à Atlanta. Subissant un arbitrage partial qui a accordé deux pénaltys imaginaires au Mexique, il sont acculés la « petite finale ». Ils se remobilisent et accrochent la 3e place en battant les États-Unis aux tirs au but.
Cette place d’honneur en Gold Cup leur confère le droit de disputer les barrages de la Copa América Centenario en janvier 2016. Battant facilement Cuba (4-0), les Canaleros sont placés dans le groupe D du tournoi sud-américain, en compagnie de l’Argentine (tête de série), du Chili (tenant) et de la Bolivie. Ils débutent bien la compétition, le 6 juin 2016, en battant la Bolivie 2-1 (doublé de Blas Pérez) avant de succomber respectivement 5-0 et 4-2 face à l’Argentine de Messi (qui marque un triplé à l’occasion) et le Chili, futur vainqueur de l’épreuve. Une chose est sûre, le match contre le Panama ne sera pas de la tarte.

 

 

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