Samedi soir, environ 20.000 personnes sont descendues dans les rues de Tel Aviv pour participer à une manifestation baptisée « marche de la honte ». Ils protestent contre des initiatives législatives visant à blanchir Benjamin Netanyahu, impliqué dans des affaires de corruption.

Les partisans du chef du gouvernement s’évertuent à faire adopter des lois dont l’une interdira à la police de publier des recommandations sur les résultats de l’enquête et l’autre pourrait doter le Premier ministre d’une immunité contre les poursuites judiciaires.

Netantahu est visé par trois affaires de corruption.

Dans la première, il est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux onéreux de représentants des milieux d’affaires.

La deuxième concerne la tentative de conclure un contrat secret avec le propriétaire de l’un des principaux médias israéliens, Yediot Aharonot, pour bénéficier d’une couverture favorable de la part de ce quotidien en échange d’une loi qui limiterait les possibilités de son principal concurrent, le quotidien gratuit Israel Hayom.

La dernière concerne une douteuse commande de trois sous-marins et six corvettes aux chantiers navals allemands Thyssenkrupp, passée en contrepartie de juteuses commissions.
Précédemment la police avait laissé entendre qu’elle cherchait des preuves de corruption, d’escroquerie et d’abus de confiance.

Le Premier ministre affirme n’avoir rien commis de contraire à la loi et promet de diriger le pays pendant de longues années encore, accusant l’opposition et les journalistes de fomenter un coup d’État en faisant pression sur la police et le parquet. Si l’enquête débouche sur les accusations, il sera question de sa démission.

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