L’une des plus formidables icônes de l’Espérance

Le footballeur Hédi Berrekhissa est l’une des plus formidables icônes de l’Espérance Sportive de Tunis. Pas un match sans que son nom soit scandé, sa photo brandie. C’est particulièrement lors des grands moments de l’Espérance que son souvenir revient pour mettre du baume au cœur des supporters et des joueurs et éveiller ce formidable esprit de gagneur qui était le sien.

Le légendaire numéro 5 de l’Espérance est né le 28 juin 1972 au Bardo d’où il émigre à Marseille avant d’avoir éteint sa première bougie en raison des engagements professionnels de son père. En 1978, il revient en Tunisie et va à Mellita sur l’île de Kerkennah, chez son grand père. C’est là, dans cette île qui a enfanté tant de personnalités tunisiennes, que Hédi se passionne pour le football. Il retournera à Marseille avec deux passions, le football et l’île qui, plus tard, constituera son lieu privilégié d’évasion.

A Marseille, en 1982 Hédi intègre un club de football marseillais, il y restera six ans, avant de rentrer définitivement en Tunisie.

Le chemin de l’Espérance

C’est un parent espérantiste qui insiste pour que Hédi intègre le doyen des clubs. En janvier 1988 il joue avec les juniors du club et se fait remarquer par le coach de l’équipe sénior, Antoni Piechniczek, qui, en janvier 1991, l’intègre en équipe sénior. Berrekhissa joue son premier match sénior contre le Club Africain (0-0). Il est double Champion de Tunisie (1993 et 1994) et vainqueur de la Supercoupe de Tunisie (1993). En février 1994 il joue en équipe nationale face à la Géorgie. En avril 1994, il marque son premier but avec les séniors, contre le Club Africain (4-0).

Le dinosaure de l’Espérance

Double butteur de la finale de 1994 qui a donné à l’Espérance sa première Ligue des Champions, il a, à lui tout seul, terrassé le prestigieux club égyptien Zamalek. Le lendemain de cette victoire, les journaux cairotes le citaient en tant que « Dinosaure de l’Espérance ».

En 1995 il remporte la Super Coupe d’Afrique face au Zaïrois du DC Motema Pembe (3-0) et la Coupe Afro-asiatique devant le Thai Farmers Bank (3-0). Il obtient également le titre de meilleur joueur arabe de l’année (El Wattan Al Arabi).

Le 4 janvier 1997 sur la pelouse du stade Chedly Zouiten lors d’une rencontre amicale contre l’Olympique Lyonnais, Hédi Berrekhissa meurt d’un arrêt cardiaque. Toute la Tunisie a été choquée par sa mort. Un hommage populaire exceptionnel lui a été rendu.

En cette année du Centenaire, les Espérantistes penseront à lui avec une émotion particulière à son joueur mort sur le champs d’honneur il y a 22 ans jour pour jour.

 

 

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