Des lycéens israéliens et palestiniens ont réussi en un jour à faire ce que les diplomates ratent depuis 70 ans.

Un jeu de rôle simulant les négociations de paix palestino-israéliennes a été organisé à l’École Internationale de Méditerranée Orientale dans la banlieue de Tel Aviv, où des représentants d’une quarantaine de pays font leurs études ensemble.

Une cinquantaine de lycéens de 15 nationalités, dont la Russie, ont été divisés en trois groupes comprenant des délégations israélienne et palestinienne. Les groupes ont engagé un dialogue qui a abouti à trois accords de paix, tous les trois fondés sur le principe de « deux États pour deux peuples ». « C’est motivant, quand tu as 24 heures seulement pour arriver à une entente. Nous avons organisé un véritable brainstorming et les résultats sont, à mon avis, intéressants », raconte l’Israélienne Uriel. « Deux États indépendants, viables et vivant en paix. Le rétablissement des frontières de 1967 avec échange de certains territoires, le partage de Jérusalem, la vieille ville et ses sites religieux compris », raconte un adolescent palestinien énumérant les points d’entente.

Ces 25 dernières années, le principe de « deux États pour deux peuples » et le dialogue direct entre les parties en conflit constituaient la base des négociations, mais en ce moment, l’efficacité de cette base du processus de paix est remise en cause.
Dans le cadre du jeu de rôle, des Palestiniens étaient inclus dans les délégations israéliennes et vice versa, des Israéliens défendaient les intérêts de la partie palestinienne. Cette possibilité de se retrouver à la place de l’autre a été une expérience des plus précieuses aux yeux des jeunes négociateurs.

« Pour aboutir à la paix, il faut être prêt à avoir un autre regard sur le problème. Nous avons appris non seulement à écouter, mais aussi à entendre », a dit un écolier palestinien.

« La paix est possible. Je suis sûre qu’un jour elle viendra. Mais je ne sais pas si cela sera de mon vivant », a résumé un autre écolier.

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