Recul de l’Armée Nationale Libyenne

Le gouvernement de Tripoli, dirigé par Sarraj et soutenu par la Turquie et le Qatar a réussi à reprendre aux forces de l’Armée Nationale Libyenne (ANL) la base aérienne de Watiya.

Suite à cette perte, Khalifa Haftar, chef de l’ALN a pris la décision de se replier de deux à trois kilomètres de toutes les lignes de front autour de la capitale Tripoli.

Grace à l’appui turc, les forces de Fayez el Sarraj progressent

Forts d’un soutien turc de plus en plus important, les pro Sarraj avaient déjà pris, il y a quelques semaines d’importantes villes côtières à l’ouest de Tripoli, avant de cerner la base aérienne d’Al-Watiya, à 140 km au sud-ouest de Tripoli.

L’Egypte monte au créneau

Devant l’implication de plus en plus lourde des forces d’Erdogan dans le conflit libyen, l’Egypte déclare possible son intervention directe pour contrecarrer l’influence croissante de la Turquie.

Dans un entretien à la télévision égyptienne le week-end dernier, le président égytien Al-Sissi menace d’engager son armée en Libye si l’ANL de Khalifa Haftar « devait être mise en difficulté dans sa lutte contre le terrorisme ».

Menace réelle ou dissuasive ? L’Égypte se montre généralement réticente à engager son armée en dehors de ses frontières. Mais reste qu’à mesure que l’Armée Nationale Libyenne perd du terrain ces dernières semaines, une destabilisation sécuritaire aux frontières égyptiennes inquiète les autorités du Caire en conflit larvé avec les Frères Musulmans, alliés du gouvernement de Tripoli.

Il faut également évoquer la menace que représente l’influence turque en Libye. Le risque de voir la Turquie s’installer durablement à ses frontières inquiète l’Egypte dans la mesure ou l’islam politique, combattu par Al Sissi, s’est révélé, depuis une décennie, le Cheval de Troie d’Erdogan pour acroître son influence en Afrique du Nord.

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