Le Maroc a adressé lundi 6 février une sévère mise en garde à l’Union européenne. En cause, un accord de libre-échange signé en 2012 entre les deux parties sur les produits agricoles et de la pêche.

En décembre 2015, en première instance, le Tribunal européen avait mis un coup d’arrêt à l’accord agricole entre Rabat et Bruxelles en donnant raison au Front Polisario qui considère que cet accord englobe le Sahara Occidental dont il réclame l’indépendance. Fin décembre 2016, la Chambre d’appel de la Cour de justice de l’Union européenne a cassé le jugement de 2015 et validé l’accord. Mais depuis, le Maroc s’étonne qu’il ne soit pas appliqué et dénonce les actes qui visent à empêcher l’entrée de ses produits agricoles sur les marchés européens. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche souligne que « toute entrave à l’application de l’accord est une atteinte directe à des milliers d’emplois » des deux côtés de la Méditerranée. Ce qui, pour Rabat, expose l’Europe à un « véritable risque de reprise des flux migratoires » via le Maroc. Le Maroc n’exclut pas la mise en veille de ses rapports commerciaux avec l’UE si Bruxelles venait à freiner l’entrée des produits marocains sur le marché européen.

« Les actes visant à dresser des obstacles devant l’entrée des produits marocains sur les marchés européens doivent être sanctionnés et traités avec la plus grande fermeté par notre partenaire européen », lit-on dans le communiqué du ministère marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Le Maroc prévient que si l’accord entre Rabat et Bruxelles sur le commerce des produits de l’agriculture et de la pêche reste lettre morte, il n’aura plus d’autre choix que de se tourner vers d’autres pays.

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